Le parti du Progrès fut fondé le 16 Décembre 1916 á l’Althingi, le parlement islandais. Durant les premières années de son existence, il fonctionnât seulement comme parti parlementaire, puis en 1930, devint un parti populaire avec ses partisans comme unité de base.
L’origine du parti remonte á deux mouvements qui influencèrent considérablement la société islandaise au début du siècle dernier: les organisations collectives et les unions de la jeunesse. Ces associations se battaient notamment pour que le progrès et les réformes profitent á tous dans le pays, pour l’amélioration de l’éducation et pour que l’activité industrielle et commerciale garantisse aux hommes une valeur réelle en échange de leurs marchandises et leur labeur. Ce fond idéologique influença considérablement la politique générale du parti, et le fait encore aujourd’hui.
Dès le début, le parti du Progrès a été un parti réformateur et libéral qui travaille á l’amélioration continuelle de la société et á trouver des réponses aux problèmes collectifs de celle-ci sur le principe de la coopération et de l’équité. Il défend l’indépendance politique, financière et culturelle de l’Islande, bâtie sur la démocratie, le gouvernement parlementaire et le droit á la justice.
Cela veut dire que le parti est ouvert á toute solution aux problèmes brûlants du moment. Il veut appliquer les méthodes du savoir et de la science pour ouvrir la voie au progrès basé sur les valeurs sociales sur lesquelles son programme est bâti. Le parti du Progrès est tolérant envers les opinions d’autrui. Il veut que tous ceux qui ont quelque chose á suggérer en ce qui concerne les problèmes sociaux aient l’opportunité de s’exprimer, de promouvoir leur opinion et d’essayer de rallier d’autres á leur cause avant que des décisions finales soient prises.
Le Parti du Progrès, dans son fonctionnement, a toujours insisté sur le fait que chaque génération lègue á celle qui suit une société meilleure qu’elle ne l’a trouvée, une vie meilleure, plus d’opportunités et un bagage culturel plus riche. Une société où le côté humain compterait plus que l’enrichissement et le travail, où le savoir et l’esprit d’initiative pèseraient plus que le culte de l’argent et les affaires.
Le parti du Progrès vît son électorat augmenter considérablement de sa création en 1916 jusqu’en 1931, lorsqu’il obtînt son meilleur résultat: 35,9% des votes. Le parti a réussi á assez bien maintenir sa part de scrutin si on prend en considération á quel point la proportion du domaine agricole a diminué depuis sa création. En plus d’avoir mis l’accent sur le développement des villes, le parti a trouvé plusieures solutions pour attirer les habitants des villes. Dans le passé, l’électorat urbain était lié aux partis de gauche ou d’extrême droite. Les partis du centre ont changé cela. Vers la fin du XX siècle, leurs partisans citadins étaient plus de droite que ceux de la campagne, plus ouverts au commerce libre et favorables á l’Europe. L’électorat urbain représente une part de plus en plus importante des votes du parti. Aux élections parlementaires de 2003, presque la moitié des votes (45,5%) venaient des zones électorales autour de Reykjavík (les zones de Reykjavík nord, Reykjavík sud et du Sud-Ouest).
Les membres du parti du Progrès ont eu une influence considérable et positive sur la formation et le développement de la société islandaise en participant au gouvernement pendant presque 60 des 90 ans d’existence de leur parti. Le parti a toujours été capable d’évoluer et de croître avec le peuple islandais dans une société transfigurée au siècle dernier.
La base du parti du Progrès est composée : des fédérations générales du Progrès, des fédérations des femmes du Progrès et des fédérations de la jeunesse du Progrès. Chaque fédération du parti á l’intérieur d’une même zone électorale se regroupe ensuite en fédération régionale. Ces fédérations se doivent de surveiller et de prendre l’initiative de l’activité du parti dans leur région.
La plus haute autorité concernant les affaires du parti est le congrès national tenu tous les deux ans. Le congrès national décide de la politique générale du parti se rapportant aux affaires intérieures et vote les lois du parti. Le président du parti est élu lors du congrès national.
C’est le comité central représente le parti entre chaque congrès national et met en oeuvre la politique générales se rapportant aux affaires intérieures. Le comité central décide de la participation du parti au gouvernement. Toute négociation sur la politique du parti concernant la participation au gouvernement doit être présentée au comité central
Dans le comité central opèrent i) le comité législatif, ii) le comité des relations publiques et de la formation, iii) le comité stratégique et iv) la trésorerie.
Les parlementaires du parti forment la commission parlementaire. Assistent aux réunions les ministres du parti, le président du parti ainsi que le vice président, le secrétaire du parti, le président du comité exécutif, les responsables des fédérations régionales et leurs suppléants si le cas se présente. Tous peuvent s’exprimer librement et faire des propositions. La commission parlementaire désigne les ministres qui participeront au gouvernement.
Deux fédérations nationales opèrent á l’intérieur du parti : la fédération nationale des femmes du Progrès (LFK) et la fédération nationale de la Jeunesse du Progrès (SUF). Le rôle de ces fédérations nationales est de développer et d’harmoniser l’activité de leurs fédérations membres et d’accroître leur participation á la vie du parti.
Le rôle de LFK consiste entre autres á promouvoir la collaboration entre les femmes qui appartiennent au parti, joindre leurs compétences dans les affaires sociales ainsi que d’accroître leur participation á la vie politique du parti dans le plus de domaines possibles. Les principales institutions de ces fédérations sont le congrès national qui se tient tous les deux ans, le comité central composé de 13 membres qui se réunit 3 á 4 fois par an, et le comité exécutif composé de 5 membres qui gère les affaires quotidiennes de la fédération.
Le rôle principal de SUF est, on peut dire, double : i) de présenter le programme politique du parti aux jeunes islandais et ii) de se battre pour que pour leurs intérêts soient représentés dans le parti et pour que les jeunes soient plus qualifiés pour participer á la vie politique. Les principales institutions de ces fédérations sont le congrès général qui se tient tous les deux ans, le comité central qui se réunit deux fois par an, un comité composé de 13 membres qui se réunit une fois par mois ainsi qu’un comité exécutif composé de 5 membres qui gère les affaires quotidiennes de la fédération.